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Il est important de faire de la prévention professionnelle au sein de l’open space. L’open space n’a pas que des avantages, il a aussi beaucoup d’inconvénients. Il est important de privilégier la santé au travail, c’est ce que je désire faire en tant que décoratrice d’intérieur

Les inconvénients de l’open space:

L'open space et ses inconvénients 3
Open Space

Beaucoup d’inconvénients sont à déplorer au niveau de l’open space :

Gênes liées à l’environnement physique :

• nuisances liées au bruit ambiant
• problèmes de température des locaux
• problèmes d’éclairage


Gênes liées à l’implantation :


• absence de confi dentialité
• manque d’intimité
• nuisances visuelles liées aux circulations des
collègues dans l’espace

Gênes liées à l’organisation du travail :

• mise en concurrence des salariés
• fort sentiment de surveillance (management et
collègues)
• interruptions fréquentes dans les tâches
Source de perturbations et de fatigue
Diminution de la performance
Risques pour la santé

Impacts sur la santé des salariés:

Des signes communs de pathologies et/ou symptômes peuvent être observés chez les salariés travaillant en open space :

Manifestations de signes généraux :
• Fatigue
• Maux de tête
• Irritabilité, anxiété, troubles émotionnels
• Troubles du sommeil
• Troubles de la concentration
• Augmentation de la tension artérielle,

Troubles infectieux, biologiques, épidémies saisonnières :
• Grippe
• Gastro-entérite
• Coqueluche

Autres troubles:

  • Troubles de l’audition : otalgies, acouphènes, tangage, troubles de l’équilibre, choc acoustique, hypersensibilité au bruit (hyperacousie), écho, céphalées
  • Troubles oculaires : irritations, rougeurs, conjonctivite,
  • larmoiements, sensation d’œil sec, vision floue, augmentation de la sensibilité à la lumière
  • Troubles MusculoSquelettiques TMS : douleurs dos, nuque, épaules, poignets et coudes
  • Manifestations dermatologiques : sécheresse cutanée, éruptions cutanées, irritations, eczéma
  • Irritations ORL/pulmonaire : toux, sensation d’étouffement, gêne
  • respiratoire, écoulements, obstruction, irritation nasale

Le bruit:

Les sources de bruit

La problématique du bruit en open space est importante. Les salariés travaillent dans un bruit ambiant quasi permanent, souvent engendré par les sonneries de téléphone, les sonneries qui annoncent l’arrivée
d’un courriel, les communications orales, le passage des personnes, le nombre important de salariés au m2, les imprimantes et unités centrales…
Il existe en open space un phénomène appelé « choc acoustique ». Il survient, dans un environnement de travail bruyant et dans un contexte d’attention auditive constante, lors d’une exposition à un bruit fort, inattendu et soudain, de courte durée.

Les niveaux sonores maximum conseillés


En règle générale, les niveaux sonores en open space, à la différence des bruits industriels, ne dépassent aucun seuil d’alerte ou de limite d’exposition réglementaire engendrant des troubles de l’audition. Cependant, ils peuvent être source de fatigabilité.
Différentes zones de niveau de bruit sont définies.
Elles correspondent à des conditions dans lesquelles le travail intellectuel, même complexe et demandant une grande concentration, peut s’effectuer sans gêne, devenir pénible voire extrêmement pénible.

L’éclairage:

Le niveau d’éclairement et la qualité de lumière agissent
sur le sentiment de bien-être. Bien adaptés, ils favorisent la concentration, l’efficacité, les performances, la productivité…
Normes et circulaires concernant l’éclairage
Le décret du 7 mars 2008 sur l’éclairage des lieux de travail, précise que pendant la présence des travailleurs, les niveaux d’éclairement mesurés au plan de travail ou, à défaut, au sol, sont au moins égaux aux valeurs
suivantes :

  • locaux de travail, vestiaires, sanitaires : 120 lux
  • locaux aveugles affectés à un travail permanent :
    200 lux.

L’ambiance thermique:

Qu’est-ce que l’ambiance thermique ?

L’ambiance thermique signifie les conditions thermiques à un poste de travail donné. Celles-ci peuvent varier d’une zone du local à une autre et
affectent le ressenti de l’opérateur.

Les facteurs impactant le bilan thermique sont :

  • la température
  • la vitesse de déplacement de l’air
  • l’humidité
    La sensation thermique évolue différemment suivant
    les individus, c’est-à-dire suivant leur activité, leur
    isolation due à l’habillement et leurs caractéristiques
    physiologiques liées à la sensation de chaleur ou de
    froid.

L’air ambiant:

L’évaluation de la qualité de l’air

L’entreprise peut faire appel à un organisme agréé pour évaluer la qualité de l’air. Il est aussi important de prendre en compte le ressenti des salariés ainsi que les signes observables dans les locaux (condensation sur les
fenêtres, traces de moisissures, odeurs…).

L’aménagement de l’espace:

Respecter une surface minimale par personne:


Selon la norme AFNOR NF X 35-102, cet espace doit être de 10 m2
voire 15 m2, si l’activité principale est basée sur des communications verbales.

Optimiser les circulations


Prévoir la circulation des personnes en matérialisant
les parcours. Orienter les bureaux pour l’efficacité
de tous
• Éviter de placer des personnes dos aux accès ou dans
des voies de circulations.
• Éviter que les écrans d’ordinateurs soient visibles de
tous.
• Positionner les écrans de manière à éviter reflets et
éblouissements.

Tenir compte des besoins de chacun:

• En termes de surface des mobiliers : un ou plusieurs
écrans, poste téléphonique, casque, calculatrice,
copieur, scanner…
• En termes de rangement : caissons, armoires…

Favoriser la personnalisation des espaces

L’utilisation de séparations permet aux salariés, lorsqu’ils sont assis, d’être protégés du regard des autres et de retrouver la sensation d’être dans un lieu clos et privatif favorable à un travail de concentration tout en
étant en position de communiquer et d’échanger avec leurs collègues proches. Des meubles de rangement, des panneaux plus ou moins hauts, des cloisonnettes derrière les écrans, des objets personnels, des plantes
sur les bureaux… peuvent être utilisés pour personnaliser les espaces

Réfléchir à la disposition des équipements
collectifs (copieur, scanner)

Éviter de les mettre au milieu de la zone pour limiter les contraintes liées aux circulations et au bruit.

Mettre en place des espaces secondaires

Il peut s’agir de replis, de boxes, d’espaces de réunions ou de micro-espaces accessibles à tout le monde et insonorisés pour permettre de :
• se réunir à plusieurs sans gêner les collègues,
• s’isoler pour téléphoner, assurer des rendez-vous individuels ou une tâche nécessitant une concentration
et une attention accrues.

L’organisation du travail:

Limiter le nombre de personnes par espace
Éviter de placer en open space des métiers à fortes exigences cognitives nécessitant un travail intellectuel complexe
Intégrer les salariés lors de la réalisation du cahier des charges afin de tenir compte des besoins de chacun
• Conception de l’espace en commun
• Préparation des collaborateurs au changement
• Facilitation de l’adhésion au projet
• Possibilité de visualiser les futurs aménagements,
valider différentes propositions, visiter l’espace au
préalable

Tenir compte des besoins de l’activité de travail (concentration, communications téléphoniques, etc.)
• Étudier les modes de travail et les besoins en fonction
des métiers (besoin d’échanger, de communiquer ou
au contraire de se concentrer, etc.).
• Regrouper les équipes qui ont des besoins similaires
ou complémentaires en créant des zones de travail
par typologie d’activité (ex. : regroupement par
équipe projet)

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